Oh, vous ici ? quel surprise. [Cléore&William]

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Oh, vous ici ? quel surprise. [Cléore&William]

Message par William A. Hawksworth le Mar 13 Déc - 11:13


Hi Honey, it’s me

 

Dernière inspections devant le miroir : Cheveux propre et bien coiffé, costume trois pièces noir signé Boss,  sur une chemise de coton blanc, cravate … ? Non pas de cravate pour aujourd’hui, on va adopté une allure plus décontracté. Je défait un bouton du col de ma chemise blanche et j’enlève ma cravate. Je sort en ville je ne vais pas à un diner… même si je vais me promener AVEC mon diner. Le reste est parfait, mon visage à la peau lisse marquer par une courte barbe que j’ai laisser pousser dernièrement, il faut s’adapter aux goût des époques et j’ai remarquer que les femmes actuelle était attirer par les hommes avec une légère pilosité. Pourquoi pas ? Moi j’aime bien. Je passe un long trench noir bien coupé et des gants en cuire noir puis je sort. 

Il fait encore froid pour la saison, je reste un moment sur le pas de ma porte à regarder le monde défilé sous mes yeux. Il y a du givre un peu partout et les gens sont emmitouflé dans leurs manteau et des nuages de vapeur s’échappe des bouches des passant leur donnant l’air de vrai locomotive. La plupart souris car la neige n’est pas loin mais pour trop d’entre eux j’entends des protestations contre ce froid qui n’en fini jamais J’ai été habitué aux hivers Londonien très rigoureux alors que je n’était qu’un enfant en haillon, je ne vois pas de quoi ce plaigne ces gens qui on tout le confort pour ce chauffer. 

Bref je rejoint la rue commerçante à pied en passant par de petite ruelle. Je regarde l’heure, je suis dans les temps… Mon nouveau jouet est une jeune étudiante qui viens travailler pour financer ces étude dans une boutique de chocolat. Elle est jeune, intelligente et surtout très belle avec ces cheveux brun et ses grand yeux vert pétillant. J’ai déjà pris contacte avec elle de manière tout à fait innocente, comme un simple client, gentil, aimable avec un sourire charmeur. Je prends doucement mes marques, j’aime sentir mes proies céder petit à petit à chacune de mes passages. Je sent qu’elle est bientôt prête a être cueillit, je ne la laisse pas indifférent même sans utilisé mon magnétisme vampirique. 

Je rentre dans la boutique cinq minutes avant la fin de la journée de la jeune femme, la clochette tinte légèrement à mon entrée et je vois le visage de la jeune femme s’illuminer lorsqu’elle redresse la tête et me vois. C’est parfait. aujourd’hui je passe à l’offensive. Je la salut comme à mon habitude avec sourire, grâce et tact. Je la complimente de sa bonne mémoire pour les chocolats que je préfère et sur sa robe d’un vert sombre tout a fait charmante, elle rougit et nous continuons nos échanges comme cela. Nous nous appelons par nos prénom ce qui rapproche d’avantage nos liens, elle se sent plus en confiance et je la tiens presque dans le creux de ma main. Au moment de payé je la regarde avec innocence et un sourire angélique, on me donnerais le bon Dieu sans confession. 

- Excuse-moi Alice, c’est peut-être un peux cavalier de ma part mais tu m’as dit une fois que tu aimais le théâtre et j’ai justement une place de trop pour le spectacle de ce soir... Mon amie ma fait faux bond et ce serais dommage de ne pas en faire profitez quelqu’un.


Le jeune femme rougit encore faisant pétiller d’avantage le vert de ces yeux. Elle est vraiment jolie… je la transformerais peut-être. Le passage à la forme vampire fera d’elle une femme fatale. Je continue de parler du spectacle et lui indique qu’il s’agit d’une tragédie grec, elle accepte alors avec enthousiasme vue qu’elle me dit que c’est exactement ce qu’elle est entrain d’étudier en cours. Bien sur que je le sais, c’est pour cela que j’ai choisi cette pièce. Les tragédie grecs m’ennuie un peu. c’est toujours plus ou moins la même histoire. Je préfère autant un bon Shakespeare. Elle me donne mes achats et me dit de l’attendre. Je sort, je préfère attendre dehors. Il y a vraiment beaucoup de monde dehors, cela est du aux fêtes de fin d’année. Tant de visage, d’odeur, de couleur. Impossible de tous les voir. J’ai déjà sélectionner ma proie alors les autres personnes me paraisse flou. 
J’entends la porte s’ouvire et je me retourne avec le sourire pour voir la jeune femme sortir et s’approcher de moi. 

- La séance est dans une heure, j’ai réserver les meilleures place devant alors nous avons tout notre temps.

Je lui tend le bras pour qu’elle y glisse le sien autour. Je suis quelqu'un qui aime vivre dans le luxe alors on va dire qu’une fois tout les deux mois je séduit de riche femmes afin de leur soutiré tout ce qu’elle possède : argent, bijoux, sang. Le tout afin de renflouer mes propres caisse, ce qui me permet de ne pas travailler, en même temps en étant immortel ça me ferais mal de travailler pour les siècles à venir, autant en profité et vivre pour le plaisir. Et une fois mes caisse remplis je passe le reste du temps à chercher de belle jeune femme comme celle accroché à mon bras, je recherche la perfection et une femme qui pourrais rester à mes cotés pendants des siècles et qui profiterais avec moi de ce pouvoir si doux de la séduction. Je sent la jeune brune frissonner contre moi et je passe un bras autour d’elle pour la réchauffer. Ne t’en fait pas ma belle, bientôt tu ne ressentira plus la morsure du froid, tout comme la Alice de Lewis Carroll tu vas suivre le lapin blanc et sombré au pays des merveilles en gouttant à tous ces délices…Je commence déjà à salivé en imaginant le goût que pourrais avoir son sang, peut être un peux sucré avec une note de chocolat…
 Je lui paye une boisson chaude dans la rue pendant que nous marchons et je m’arrête dans un coin un peut tranquille, plonge mon regard dans le sien. Je fait jouer mon coté séducteur et hypnotique en me rapprochant doucement. Je lui dit des mots simple mais que toute femme aime entendre, je lui débite mon baratin habituel, tel Bragi, le dieu nordique de la poésie. Je la sent flanché et je viens m’emparer de ses lèvres par un long baisé.

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Re: Oh, vous ici ? quel surprise. [Cléore&William]

Message par Cléore A. Carew le Dim 19 Fév - 2:12

L’hiver était bien là. J’avais remis le chauffage depuis un peu plus d’un mois dans mon petit appartement de centre-ville. Cependant en cette après-midi de décembre mon petit chez moi me paraissait particulièrement froid. J’appréciais cette saison qui faisait la transition entre deux années. D’aussi loin que je me souvenais, c’était même mon moment préféré, celui que j’attendais avec impatience et qui passait toujours trop vite. Les fêtes de fins d’années étais toujours remplies de merveilleux.
Je savais que le Père Noël n’existe pas, mais ne pas y croire me semblait trop triste. Ce monde était plein de créatures surnaturelles et j’étais moi-même une vampire. En quoi un bonhomme en manteau rouge distribuant des cadeaux fabriqués par des petits elfes et se déplaçant sur un traineau tiré par des rennes volants était quelque chose de plus incroyable que l’existence de sorciers, loup-garou et vampire ? Croire au Père Noël ne se résumait pas seulement à un homme habillé de rouge et de blanc avec un peu d’embonpoint, c’était croire en la magie, croire aux miracles. La fin d’année permettait également d’oublier ses problèmes, d’essayer de se pardonner ses erreurs et d’entrevoir un renouveau.
Quel miracle souhaitais-je ? Si je me laissais aller aux rêveries, ma réponse serait de redevenir humaine, que tout soit comme avant, que je vive, que j’ai des enfants et que je meure. Mais j’étais consciente que tout cela n’était pas possible. Mon souhait fut alors de pouvoir continuer la vie que je menais désormais à Fearwood et de réussir à contrôler totalement ma soif de sang.
C’était tout ce que je voulais mais je craignais que la réalité ne soit pas aussi simple. Un frisson me parcourut le corps. Je ne savais pas pourquoi mais un mauvais pressentiment s’empara de moi. Comme si tout allait bientôt basculer. Je secouais la tête. Il ne fallait pas que je me laisse envahir par des idées noires. Sinon je finirais en pyjama dans un bar, encore…  En y réfléchissant bien cette soirée ne c’était pas passé si mal que cela.
Pour fuir la solitude et l’ennui de mon petit appartement, je décidais de sortir me promener. J’attrapais la cape rouge que j’avais acheté un mois plus tôt, en m’imaginant être le Petit Chaperon Rouge et l’enfilais par-dessus ma robe cintré noir. Mes bottes aux pieds, mes gants aux mains et j’étais prête à affronter toutes les tempêtes.
Le froid dehors était sec et revigorant. Respirez de l’air frais me fit le plus grand bien. Je n’attendais plus qu’une chose : les premières neiges. J’espérais que les flocons n’allaient pas tarder. Le manteau blanc de neige ne recouvrirait pas seulement le sol, mais aussi nos pêchés.
Alors que je marchais en prenant mon temps dans la rue, une boule se forma doucement dans mon estomac. Quelque chose n’était pas comme d’habitude. Tout allait changer. Je le sentais au plus profond de moi.
C’est à cet instant-là que je le vis LUI.
Ma respiration devint saccadée. Des images de mon passé défilèrent devant mes yeux. Le bal auquel je ne voulais pas aller mais où je l’ai rencontré. Toutes les fois où je le rejoignais en cachette. La première fois que ses lèvres ont touché les miennes. Toutes nos discussions qui n’en finissaient pas. Les regards qu’il portait sur moi. Les espoirs que je plaçais en lui. William. Mes boyaux faisaient des nœuds dans mon estomac.
Ce n’était pas possible. Ce ne pouvait pas être lui ! Je ne le supporterais pas. Je venais à peine de reconstruire ma vie. Je croyais m’être affranchie de son emprise, m’être libérée de lui. Il ne pouvait pas revenir. Il n’avait pas le droit de se pointer et de tout gâcher comme ça ! J’avais assez souffert. Pourquoi s’acharnait-il sur moi ? Ce qui lui plaisait vraiment c’était me briser à chaque fois que j’allais bien ?
Je fermais les yeux une seconde et pris une grande inspiration. Il fallait que je me calme. Lorsque je les rouvris, je n’étais absolument pas plus sereine et ce que je vis me mis encore plus en furie. Les lèvres de William collaient à celles d’une brune en robe verte, au milieu de la rue. Il me narguait et cette pauvre fille finirait sûrement comme moi. Transformée et détruite.
Sans m’en rendre compte, ni pouvoir me contrôler, je courus aussi vite que ma condition de vampire me le permettait, sans me soucier des gens dans la rue. J’arrachais William à cette pauvre brunette et le plaquais contre le mur. Je le détestais. J’avais envie de l’étrangler. Je voulais qu’il souffre comme j’avais souffert, qu’il ressente la douleur que j’avais ressenti. Je levais mes yeux sur ceux de William. Ce fut une grosse erreur.
Ils me happèrent comme un puit sans fond. Et tout disparut d’un seul coup. Les nœuds dans mon ventre s’étaient transformés en papillons. J’étais irrémédiablement attirée par ces deux iris marrons claires. Comme en haut d’une falaise lorsqu’on ne peut s’empêcher de regarder le vide même si l’on sait que c’est dangereux. Toute ma colère s’évapora. J’avais envie qu’il passe ses mains autour de ma taille, de mon coup, qu’il embrasse fougueusement. Je voulais que nos deux corps ne fassent plus qu’un et ne se détachent jamais. J’avais besoin de lui appartenir et qu’il m’appartienne.
Je le frappais sans force sur le torse et reculais de quelques pas. Les larmes coulaient sur mes joues sans pouvoir s’arrêter. J’avais la nausée. En réalité je ne détestais pas William. Comment pouvais-je ressentir de la haine pour un homme que j’aimais plus fort que moi ? C’était moi que je détestais. Je me détestais de le laisser dicter mes actions aussi facilement.
Je me détestais de toujours aimer William.

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Re: Oh, vous ici ? quel surprise. [Cléore&William]

Message par William A. Hawksworth le Lun 20 Fév - 12:38


Hi Honey, it’s me

 

Tout ce déroule à la perfection. Je la sent fondre sous moi et s’abandonner complètement. La soif me viens et je sent ses veines pulser sous mes doigts. C’est très excitant de résister à l’envie de lui mordre la jugulaire et de la vider de son sang aussi facilement que l’on égorge un agneau. Je ne sais pas encore ce que je vais faire d’elle, je la trouve assez attrayante pour en faire mon jouet du moment. En faire une des notre ? Pourquoi pas je n’ai encore rien décidé.

Je sent le danger au dernier moment et me fait avoir comme un débutant. Ça m’apprendra à ne pas rester sur mes gardes. c’est pourtant une règle en vigueur dans cette ville infesté de chasseur. Mais la cette vitesse cette force... un vampire sans aucun doute. Je reprend l’air que mes poumons ont expulsé sous le choc et manque de sortir les crocs sur cet importun qui ma interrompu.

J’ai un grand moment de blanc en voyant le vampire qui me maintient fermement. Cléore ? Non ce ne peux pas être elle. Cléore est partie. Un torrent d’émotion que j’avais refouler m’envahit. Mon cœur me fait mal… qu’est ce qu’il… il se met à battre ? Impossible, c’est totalement ridicule.

Tout ce bouscule dans ma tête. lorsqu’elle lève son regard sur moi j’ai envie de l’embrasser et de la prendre dans mes bras. Toutes ces années ou je ne pensais ne jamais la revoir et la voilà ici… devant moi, coller à moi son visage proche du mien. j’oublie tout un court instant tout ce qui nous entours, la rue passante, le temps enclin à la neige, la jolie jeune femme à la robe verte. Je me perd dans le regard de Cléore et revois tout les moments passer avec elle, tout ces délicieux moment… puis mon regard s’assombrit et reprend leur couleur glacial.

Une nouvelle émotion reprend le dessus, celle qui m’anime depuis près d’un siècle. La colère et la rancœur. Elle m’a rejeter. Je lui ai offert le monde, une vie éternel, le pouvoir entre ses crocs à mes cotés, pire… je lui ai offert mon amour et elle m’a tout jeté à la face avant de fuir dans la nuit. Elle m’a abandonner tout comme ma mère l’avais fait avant elle. Toute les même.

J’attrape ses mains et les détaches de moi. Je la repousse doucement et regarde autour de nous. Heureusement mis à par la jeune brune sous le choc. Je plonge mon regard dans celui de la belle vampire qui semble croire me maintenir de sa faible force. Je suis près à parié qu’elle ne se nourrit pas, pas de la façon conventionnel pour notre espèce.

- Bonjour Ma chère, Quel plaisir de te revoir.

Je me décolle du mur et approche de la fille en verre qui recule apeuré. Je lui attrape le bras pour l’empêcher de fuir et plonge mon regard hypnotique dans le sien. Elle perd toute résistance d’un coup et semble boire mes paroles

- Tu vas rentrer chez toi et ne garder aucun souvenir de ce moment, tu es allé faire une balade sans accros dans le parc avec moi et je t’ai raccompagné jusqu’à ta porte… Maintenant file et ne t’arrête pas en chemin.

Je la regarde partir les yeux dans le vide. Je m’assure que mon jouet reste sous mon emprise sans souvenir gênant qui pourrais la faire fuir. Je n’en ai pas fini avec elle, c’est juste reporter . C’est quand même pratique cet avantage de notre nature de vampire. Je remet le col de ma veste en ordre et me retourne vers la femme qui viens de contrarier mes plans pour la soirée, j’ai horreur d’être contrarié.

Je passe une main dans mes cheveux et lui souris sans aucune chaleur. Elle a vraiment été imprudente d’agir ainsi. Il manquerais plus que j’ai un chasseur sur le dos. En plus je ne peux même pas boire leur sang ils boivent de la veines de vénus. Il n’y a même pas le coté festif.

- Dit moi… Tu es au courant que faire étalage de tes don en pleine rue devant du monde dans une ville comme Fearwood est proche du suicide ? C’est a ce demander comment tu as fait pour t’en sortir avec un tel comportement durant tout ce temps…

Je soupire, je n’ai pas envie d’être tendre ou gentil avec elle. Pas après tout ça, pas après tout ce que j’ai traversé et fait. Je me contente de la regarder un poil agacer.

- Qu’est ce que tu me veux à part m’empêcher de manger ce soir ? Pourquoi me sauter dessus comme ça ? l’excitation de me revoir ?

Un sourire moqueur étire mes lèvres

- Je t’ai manqué ?


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Re: Oh, vous ici ? quel surprise. [Cléore&William]

Message par Cléore A. Carew le Jeu 23 Fév - 21:38

Mes yeux plongés dans les siens. Ses yeux sur mon visage. Il se souvenait. Je le sentais. Comme moi il se rappelait de tous ses merveilleux moments où nous n'étions que tous les deux, blottis l'un contre l'autre. Je le savais parce qu'il avait ce regard. Le regard qu'il me portait quand il disait qu'il m'aimait. Le regard qui m'avait envoûtée. M'avait-il vraiment chérie ? Éprouvait-il encore quelque chose pour moi ? Ne serait-ce qu'un peu de compassion ?
Il fallait que je sache. Je sondais ses yeux à la recherche de son âme, d'un indice. Mais ils devinrent froids. Son regard était sombre. Je n'avais pas obtenu ma réponse et William était devenu inaccessible. Il était impassible et glacial, même son corps était plus froid que nécessaire pour un vampire. Je ne l'avais jamais vu comme ça. Il me rejetait, comme si je n'étais rien pour lui.
Je réalisais soudain ce à quoi je pensais. J'agissais comme une femme abandonnée et encore éperdue d'amour. Mais en réalité c'était moi qui étais partie, moi qui l'avais quitté. Mon cerveau me rappela au passage la raison pour laquelle je m'étais enfuie : William était un monstre. Pas seulement parce qu'il m'avait transformée en une créature horrible, peut-être même qu'avec le temps et son amour je m'y serais habituée... Pour lui je me serais habituée à n'importe quoi. Mais surtout parce qu'il aimait particulièrement cette condition. Il se délectait du sang de jeunes filles innocentes. Il s'en ventait même !
J'étais consciente de toutes ces atrocités et pourtant, après un siècle, mon cœur battait toujours de la même façon pour lui. J'aurais aimé qu'Erzebeth soit là. Lui parler me faisait du bien. Elle savait comment me rassurer et me consoler. Elle m'aider aussi à prendre des décisions, à m'affirmer. Ses conseils avisés m'auraient été d'un grand secours dans cette impossible situation. En plus, elle avait connu William. Je ne connaissais pas complètement la teneur de leur relation, mais elle savait comment il était, comment il réagissait, ce qui aurait rendu ces recommandations plus précieuses encore. Mais elle n'était pas là et je devais me débrouiller seule.
William pris mes mais dans les siennes pour que je le lâche. Il me fit reculer sans me brusquer, doucement, mais je savais que j'avais perdu. J'avais perdu parce qu'il ne ressentait plus rien pour moi, j'avais perdu parce que toute ma confiance et mon assurance s'était effondrées à l'instant où je l'avais vu, et j'avais perdu parce que tous les forts que j'avais fait pour l'oublier et me détacher avaient été vain.
- Bonjour Ma chère, Quel plaisir de te revoir.
Au son de sa voix, mon cœur manqua un battement. Je l'avais presque oublié ce son grave, suave et réconfortant. Un son qui met en confiance, comme le bruit de la pluie ou le doux crépitement d'un feu de cheminée. Le vampire se marcha la vers la jeune femme, dont il comptait sûrement faire son repas, qui était resté planté là, choquée et effrayée. Il lui parla mais je n'écoutais pas. Mon esprit était ailleurs.
William m'avait appelé "Ma chère". En un sens il avait raison, je venais de prouver que mon cœur lui appartenait toujours. Mais je n'étais pas dupe, le "chère" n'était pour lui qu'une formule de politesse, pas une réelle marque d'affection, surtout dit ainsi.
- Dit moi… Commença-t-il en se retournant. Tu es au courant que faire étalage de tes dons en pleine rue devant du monde dans une ville comme Fearwood est proche du suicide ? C’est à se demander comment tu as fait pour t’en sortir avec un tel comportement durant tout ce temps…
Le vampire avait raison. Si un chasseur était passé par là, je ne m’en saurais pas sortie indemne, j’aurais peut-être même attiré des ennuis à William… Mais quand je l’avais vu, je n’avais pas réfléchi. Je gardais la tête baissée. Je ne voulais plus croiser le regard de l’homme qui me faisait éternellement tomber amoureuse.
- Qu’est-ce que tu me veux à part m’empêcher de manger ce soir ?
Rien qu’à l’idée de le voir la bouche pleine du sang de la jeune brune, je fus écœurée. Il ne changerait donc jamais.
- Pourquoi me sauter dessus comme ça ? l’excitation de me revoir ?
Il recommençait encore. La seconde d’avant j’étais certaine que c’était le plus atroce des hommes, mais là je n’étais plus sûre de rien. Je ne savais même pas quoi lui répondre. Je sentais mon cœur battre tellement fort dans ma poitrine, il hurlait un grand « oui ». Mais ma raison me disait qu’il ne fallait pas. Je n’arrivais pas à me décider et j’avais peur de dire n’importe quoi. Je me mordis la lèvre inférieure pour éviter de déraper. J’osais jeter un coup d’œil au visage de William. Ses lèvres étaient retroussées en une moue moqueuse et ses yeux brillaient d’un air narquois.
- Je t’ai manqué ?
La gifle partit toute seule. Mon corps avait réagi plus vite que mon cerveau. A chaque fois que William était près de moi j’avais du mal à contrôler mes actions. Je ne me serais jamais cru capable de le gifler. Cette claque n’était pas seulement la manifestation de l’écœurement que sa phrase précédente m’avait provoqué, ni celle de la colère que je ressentais en le voyait jubiler ainsi ; c’était aussi une réponse positive, comme une sorte d’évidence : « Bien sûr que tu m’as manqué ! Il n’y a aucun doute à avoir ! ».
- Ce… Euh… Je… Ce n’est pas… J-Je ne sais pas… bégayais-je.
Je voulais m’excuser sincèrement, mon geste avait été plutôt brusque. Mais craignant sa réaction, je n’osais pas bouger de ma place.

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Re: Oh, vous ici ? quel surprise. [Cléore&William]

Message par William A. Hawksworth le Ven 24 Fév - 14:26


Hi Honey, it’s me

 

On dirait que j’ai touché une corde sensible… mon sourire moqueur avec cette petite question l’air de rien la fait réagir au quart de tour. Une gifle parti à la vitesse de l’éclair. Je ne l’ai pas vu venir pourtant je l’ai peut-être chercher. Je n’en sais rien, je ne suis pas dans sa petite tête brune et je ne souhaite pas y être, c’est trop complexe et prise de tête. Je reste visage tourné le regard vers le sol. Son coup ne ma pas fait mal, il ma a peine caresser, c’est plus le geste en lui même qui m’agace. Me frapper en plein visage... Je retourne mon regard lentement vers elle. j’ai conscience qu’a cet instant mon regard est presque noir et que je ressemble à un prédateur près à bondir.

Elle bégaie et n’arrive pas a former une phrase intelligible. Je m’approche d’elle d’un bond en la faisant reculer contre le mur et abat ma main contre la parois de béton dans laquelle mes doigts s’enfonce avec aisance sous la colère. Placer ainsi contre elle je lui coupe toute retraite. Elle ne fait pas le poids contre moi, je le sais et elle le sais. J’ai plus d’expérience qu’elle et je me nourri de sang humain frais. Je pourrais la briser en deux et lui arracher le cœur d’un seul geste s’il m’en prenais l’envie. Ce ne serais que justice après tout, elle m’a priver du miens. Je ne ferais qu’appliquer la loi du talion.

J’inspire a fond et me calme. Non je ne pourrais pas faire ça… pas lorsque mes yeux se plonge dans les siens. Mes iris reprenne leur teinte bleu de glace et je caresse son visage de ma main libre. Pauvre petite chose tremblante… Je me penche sur elle pour lui parler d’une voix basse et grave.

- Ne refait jamais cela…

Je sais que ce geste était un automatisme non volontaire, enfin son subconscient en avais envie, mais je vais lui pardonner pour cette fois en raison « du bon vieux temps ». Je ne sais pas ce qu’elle veux, ce qu’elle attend de moi et dans tout les cas je ne suis pas près a lui accorder quoi que ce soit. Elle pense que maintenant qu’elle a la vie éternel elle peux apparaître et disparaître de ma vie comme une petite fée salvatrice de l’espèce humaine ? Après plus d’un siècle elle semble encore attacher à eux alors qu’ils sont si faible et fragile, ils tombent malade à cause d’un courant d’air et meurent d’une toux.

Mais après tout je lui doit quand même quelque chose à cette jolie tête brune. Et elle semble si troublé que je soit là, mon corps presque coller au mien. Et si… ? Je rapproche mon visage un peu plus du sien juste pour vérifier quelque chose. Je ferme les yeux et souris en la relâchant. Je lui fait toujours de l’effet à ce que je vois. Je pense que je lui ai assez fait peur pour aujourd’hui. Je suis un joueur pas une brute qui terrorise les autres. Et elle semble parfaite pour jouer, le petit oiseau à l’audace de montrer de l’intérêt pour moi.

- Excuse moi, je me suis laisser emporter.

J’essuie ma main pleine de poussière du au mur que j’ai abîmé. Je la regarde avec un petit sourire. Je prend un petit regard innocent. J’ai quelques années d’expérience pour modeler mes émotions c’est un jeux d’enfant.

- A vrai dire je suis content de te voir…

Je regarde autour de moi et lève doucement les mains paume tourné vers le ciel.

- Je n’ai jamais pu te remercier.

Cette fois je lâche un petit rire.

- Grâce a toi j’ai appris que les sentiments sont la pire des faiblesses… Depuis que tu es partie je me suis libérer de ça ce qui fait de moi un vampire d’autant plus efficace. Plus de pitié, plus de peur, plus d’amour. Seulement l’envie de m’amuser.

Mon sourire se fait beaucoup plus froid. Le nombre de jeune fille ayant ses traits, ou une ressemblance avec elle que j’ai tuer sans même boire leur sang, juste parce que c’était trop douloureux de les voir. Mais maintenant je vais mieux. Plus de gaspillage.

- Tu m’as prouver qu’on ne pouvais compté que sur soit même et qu’on ne pouvais faire confiance à personne. Ça a été salvateur pour moi plus de limite ...


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Re: Oh, vous ici ? quel surprise. [Cléore&William]

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