Une coïcidence n'en est plus une du moment que cela fait deux fois dans une même vie ~ Feat Marisol Gautier

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Une coïcidence n'en est plus une du moment que cela fait deux fois dans une même vie ~ Feat Marisol Gautier

Message par Invité le Lun 29 Aoû 2016 - 0:20



Vlad



& Marisol

Never a coincidence.
Installé convenablement dans le canapé moderne de mon nouvel appartement, je regarde d'un œil incertain la télévision. Pour moi, ce n'est rien de plus qu'une boite en métal où passe des émissions ridicules ponctuées par des pubs défilant les unes après les autres pendant une éternité. Je n'en vois pas vraiment l'intérêt et je veux bien admettre que cela m'ennuie terriblement. Tout autant que ces ordinateurs, dont je ne me sers que très rarement. J'ai beau avoir été là lors de leur création et de leur toute première apparition dans le monde, je ne m'y intéresse toujours pas vraiment. Ils ne me servent que pour mon métier ou si j'ai vraiment une recherche importante à faire que je ne trouve nulle part ailleurs que sur Internet. Même les journaux, les romans ou les ouvrages sont beaucoup plus attrayants. J'éteins donc le grand écran lumineux et me fait couler un bon café, y ajoutant un demi-sucre une fois celui-ci fini, m'installant sur le bar de la cuisine américaine ouverte sur le salon. Je regarde par-delà la baie vitrée et la terrasse et admire le ciel bleu qui s'étend à l'infini, parsemé de quelques nuages de lait. Ces immenses plaines bleues me donnent envie de m'échapper de ces murs de bétons, de laisser mon esprit vaguer dans la ville. En m'installant ici, j'ai déjà remarqué que le centre-ville est bondé de magasins et bâtiments en tout genre et j'aimerais beaucoup aller voir s'il y a une bibliothèque. Je crois bien que c'est la première chose à laquelle je pense et le tout premier lieu que je vais voir en arrivant dans une nouvelle ville, après l'hôpital pour mes poches de sang. C'est comme des médicaments mais en plus important, car si je ne m'en fais pas donner je risque de mourir très rapidement et ce n'est point mon but premier, bien qu'au fil des siècles j'ai réussi à obtenir suffisamment de puissance pour survivre quelques jours à l'appel du sang. Je ne suis pas sevré au sang animal car je n'en vois pas bien l'intérêt. Cela ne nous apporte ni force ni satisfaction, même le goût est infecte. Je ne comprends point du tout comment certaines personnes ne peuvent se nourrir simplement que de ceci. C'est ignoble, presque à en restituer tout le contenu de la poche tellement c'est répugnant, en plus du repas précédent. Hum...passons.

Je me vêts plus convenablement qu'un t-shirt, qu'un simple jogging et que de chaussettes confortables et me pare donc d'une chemise blanche comme neige, orné d'une légère veste élégante mêlant du noir, du gris et du blanc que je referme sur la chemise, un pantalon en lin taupe voire beige et des chaussures distingués à lacets en cuir marron. Pour ce qui est des vêtements, c'est fait. Il ne me reste plus qu'à m'occuper de mon visage. Je me dirige dans la spacieuse salle de bains de ma suite personnelle et commence par me brosser soigneusement les dents. J'enchaine par me nettoyer le visage avec un peu d'eau, m'appliquant ensuite une crème revigorante pour la peau, avant d'arranger mes cheveux. Je prends un peu de gel dans la paume de ma main puis me l'applique pour que ma chevelure soigneuse tienne en arrière, surtout qu'elle est mis-longue, m'arrivant au niveau de la nuque dans un dégradé soigné. Il faudrait peut-être que je pense à me les couper un de ces jours, ça rafraîchirait ma coupe et me rendrait plus moderne et dans mon temps, ayant trop l'habitude de me croire encore dans des années qui sont passées bien trop vite. En plus de ma coupe sûrement démodée depuis le temps, je dois bien avoir dans certains cartons toute sorte de choses que j'ai ramené des quatre coins du monde et de toutes les époques où j'ai vécu.

Je repars dans le salon et prend  mes papiers et quelques cartes ainsi que les clés de ma première voiture. Je sors de l'appartement et vérifie bien à refermer derrière moi puis je m'engouffre dans le couloir du dernier étage de mon immense immeuble  et ensuite dans l'ascenseur. Le seul appartement qui est à cet étage m'appartient et je n'ai pas de voisin, puisque c'est le plus grand bien de cet immeuble mais aussi bien évidemment le plus cher. Donc, je n'avais pas besoin de m'en faire si quelqu'un fesait une soirée, enfin si bien évidemment étant donné que j'ai l'ouïe extrêmement fine, ni de croiser quelqu'un dès le matin dans le couloir. Mais bon, j'étais sûr de rencontrer quelques personnes au fur et à mesure que l'ascenseur descendait ou bien à l'entrée de l'immeuble. Et ce fut le cas d'ailleurs. Une jolie blonde aux cheveux tombant en cascade s'apprête à entrer dans l'ascenseur alors je lui présente un bonjour très formel, qu'elle me rend avec un petit sourire gênée, avant de s'installer à mes côtés. Peut-être que ma taille lui fait peur ? Pourtant, je ne suis pas très grand. C'est peut-être elle qui est trop petite, ou bien trop réservé car je ne suis pas méchant en soi. Je suis peut-être mystérieux et ne connais pas vraiment les gens de mon immeuble, ou carrément de toute la ville entière, mais je ne suis définitivement pas quelqu'un de méchant.

L'ascenseur finit par s'arrêter au rez-de-chaussée et je descends après avoir salué la jeune fille qui était avec moi. Toujours timide, elle marmonne entre ses lèvres un au revoir tout comme le mien, auquel je souris doucement avant de sortir du bâtiment. Je vais vers le parking de la résidence et trouve ma voiture gentiment garée entre un énorme pick-up et un monospace. J'ai quelques difficultés à passer entre les deux véhicules collés mais je réussis finalement à entrer dans ma Chevrolet C2 noire. J'allume la radio qui passe une musique classique avant de partir rapidement vers le centre-ville.

Je regarde avec appréhension les rues et les petites boutiques de Fearwood puis je reporte mon regard sur la route. Le Soleil se reflète horriblement sur l'asphalte et je m'oblige à attraper des lunettes de soleil dans la boite à gants tout en surveillant tout de même les environs pour ne pas rater la bibliothèque que je recherche. Tout d'un coup, je remarque un magnifique bâtiment. Il paraît ancien mais je le trouve véritablement admirable et je me doute directement que c'est l'endroit que je cherche, enfin surtout aussi car il y a écrit en grosses lettres « Bibliothèque » sur la façade. Je gare alors ma voiture sur le trottoir et me dirige vers l'entrée du refuge à ouvrages. Je passe ensuite les immenses portes et apprécie avec plaisir la température à l'intérieur, qui est légèrement plus fraîche que l'extérieur. Si je devais choisir entre le chaud et le froid, je prendrais sûrement le froid, l'hiver étant ma saison préférée de l'année.

Je ne me fais pas prier et commence déjà à parcourir les imposantes étagères remplies de livres en tout genre. Je ne sais pas vraiment ce que j'aimerais lire en premier alors je m'attarde un peu entre les grandes allées. Je dois passer quelques minutes à faire cela avant de trouver le rayon philosophie. Je penche un peu la tête pour arriver à lire le titre ainsi que l'auteur de l'ouvrage jusqu'à arriver aux livres de Leibniz. Je ne fais pas attention et tente d'attraper la théorie du meilleur des mondes de ce même auteur quand, soudain, quelqu'un essaye de le prendre en même temps que moi. Un courant électrique passe dans ton mon corps quand nos mains se touchent et je relève les yeux vers la personne en question, confus.

- Excusez-moi, je ne savais pas que vous vouliez le même ouvrage. Vous pouvez le prendre si vous voulez, je trouverais bien quelque chose d'autre à lire, prononçais-je à son intention sur un ton très doux, un léger sourire sur les lèvres.

J'observe un peu plus en détails les traits de la jeune femme en face de moi. Elle possède des cheveux bruns, un corps fin et proportionné, un visage doux et ovale, un regard profond brun peut-être un peu froid et est plus petite que moi. Cependant, j'ai l'impression de la connaître, de l'avoir déjà vu quelque part. Peut-être l'avais-je déjà rencontré dans une autre contrée ? Ou une autre vie, dans un siècle différent...

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Re: Une coïcidence n'en est plus une du moment que cela fait deux fois dans une même vie ~ Feat Marisol Gautier

Message par Marisol Gautier le Lun 29 Aoû 2016 - 22:51

En quittant ma maison, je pris mon sac et un grand cardigan que j'enfilai sur mes épaules puis partit directement à la bibliothèque. J'aimais me sentir protéger dans mes affaires comme si ça pouvait...m’éloigner de tout. Un peu comme les livres. J'allais d'ailleurs rapporter quelques ouvrages empruntés il y a quelques jours. C'était des romans assez philosophiques. Deux étaient de Descartes car j'aime beaucoup sa conception assez étendue du voyage. Un d'Aristote, un de Spinoza et un de Leibniz. Tous ont de belle façon de voir le monde. C'est-à-dire différemment de ce qu'on peut voir de nos jours.

Assez joyeuse, je marchais de bon train malgré la légère brise qui soufflait dans la ville et atteignit enfin le monument. Je fis glisser mon écharpe de mon cou ainsi que mon manteau de mes épaules que je laissais a l'entrée sur le porte manteau. Je m'étais habillée légèrement. Une  belle robe noire couvrait mon corps jusqu'au dessus du genoux mais une partie dentelle courait sur mes clavicule pour s'enrouler autour de mon cou. Une paire de talons haut noirs accompagnait donc mon habit. M'approchant de la bibliothécaire, je lui fis savoir que je lui rapporte des ouvrages empruntés il y a quelques jours. Surprise, celle ci me fit remarquer que je dévorais les livres. Je lui répondis que oui avec le sourire puis elle me rendis ma carte pour que je puisse choisir de nouveaux romans. Directement, je m'enfuis rayon philosophie et pris deux livres de Heidegger et Hume puis un troisième attira mon attention. Leibniz ! Enfin le voilà ! Je tendis la main pour le prendre mais une autre main, plus ferme et plus trapu tenta de l'attraper a son tour. Le contact fut rude; des fourmillements parcoururent ma main et le reste de mon corps tel de l’électricité. Lâchant un petit cri de surprise, j'en fis tomber mes livres et me tenait la main. Je ne connaissais que trop bien cette sensation. Le sentiment de déjà vu. Ensuite,je redressais mes yeux bleus vers la personne près de moi. C'était un homme de taille correcte, fin aux traits assez bien dessinés. De magnifiques yeux d'où se mélangent noisette et vert. Je me confondis en excuse en ramassant mes livres.

- Pardon, excusez-moi, je suis confuse..

Puis la, il me dit qu'il va choisir un autre ouvrage. Me sentant coupable, je pris le livre et le lui mis dans les mains.

- C'est plutôt à moi de lire autre chose.. Je l'ai déjà lu.. il y a quelques années..

Aïe ! J'ai failli dire quelques siècles ! J'ai presque vendu mon secret à cette homme que je ne connais pas. Seulement, il a une odeur bizarre... Me nourrissant d'animaux je ne reconnais pas forcément tout de suite les membres de mon espèce.. Mais cette sensation de déjà vu dans ma main... Alors que j'observais ma paume je me rapprochais un peu de la réalité en secouant la tête.

- Hum.. Pardon de vous importuner de la sorte mais... Se connait-on ? Parce que j'ai ressenti.. une drôle de sensation dans mon corps..

J'étais assez scéptique sur le fait que l'on puisse se connaître de longue date..
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Marisol Gautier


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Et j'adhère à l'alignement des : surnaturels
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