"J'ai quelque chose qui vous appartient..." [Erzebeth Bathory & Cléore A. Carew]

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"J'ai quelque chose qui vous appartient..." [Erzebeth Bathory & Cléore A. Carew]

Message par Cléore A. Carew le Jeu 14 Jan - 22:09

C'était la deuxième fois en un mois que je me retrouvais devant ce bâtiment. Vous vous demandez quel bâtiment ? C'est un édifice religieux très ancien. Les pierres apparentes lui donnent un aspect encore plus imposant, cependant la façade Est aurait besoin d'un léger ravalement de façade, on peut en effet y voir quelques pierres qui commencent à s'effriter... De l’extérieure on peut voir les vitraux aux couleurs qui semblent être flamboyantes si l'on s'approche plus près, mais on ne peut distinguer les scènes qu'ils représentent. Il y a également un clocher, relativement haut, j'ai déjà pu d'ailleurs entendre plusieurs fois au cours de la journée, le tintement aigu de la cloche qu'il renferme ; son toit est surmonté d'une grande croix en métal. Vous l'aurez donc compris, ce bâtiment est une église.
C'était donc la seconde fois que je m'arrêter devant l'église. Je passais devant elle tous les jours pour aller enseigner au lycée, mais à chaque fois, je faisais comme si je ne l'avais pas vue. Quand j'étais jeune (enfin je devrais plutôt dire quand j'étais une enfant humaine, puisque lorsqu'on vit éternellement la jeunesse n'a plus aucun sens...), on racontait aux enfants, dans les histoires fantastiques, que les vampires fuyaient tout ce qui touchait à la religion car cela pouvait les tuer.
Cela faisait donc une petite centaine d'années que je ne m'étais pas approchée aussi d'un édifice religieux. Je me demandais si cette vieille légende était vraie... Si c'étais le cas, je mourrais sûrement dès que je passerais la lourde porte, mais je n'en étais plus si sûre aujourd'hui...
Je me suis rapprochée encore jusqu'à ce que ce que la porte massive en bois ne soit plus qu'à quelques centimètres de mon visage. Devais-je vraiment entrer ? Allais-je mourir aujourd'hui ? La curiosité, l'envie de vérifier la véracité de cette ancienne légende furent plus fort. Je posais lentement mes doigts gantés sur la poignée en cuivre. Mon cœur battait de plus en plus fort. Je tournais la poignée et la porte s'ouvrit dans un  grincement. Je retins mon souffle. J'avançais. Encore un pas. J'y étais. J'étais entrée dans l'église et il ne s'était rien passé. J'étais toujours entière. J'avais encore mes deux bras, mes deux jambes et ma tête. Je ne brûlais apparemment pas et je crois que je ne me détériorais pas de l'intérieure non plus. Oui, j'étais bien entière. Je laissais échapper un soupir de soulagement. Peut-être un peu trop fort, car il résonna dans l'immense salle.
Je me fis alors toute petite pour être le plus discrète possible et ne pas me faire plus remarquer. Je déambulais dans les allées, cela faisait si longtemps que je n'étais pas allée dans une église. Mes chaussures à talons claquaient sur le sol en pierre ; si bien que je décidais de m'asseoir à la prochaine rangée de bancs.
Je me retrouvais alors à côté d'une très belle femme. Elle était superbement habillée et il émanait d'elle une classe et bien que je ne la connaissais pas, j'éprouvais déjà un grand respect envers cette femme. Qu'avait-elle de plus ? Je l'ignorais... Mais je restais hypnotisée et ne pouvait détacher mon regard de cette inconnue...

(Chasse aux œufs: œuf n°17  )

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Re: "J'ai quelque chose qui vous appartient..." [Erzebeth Bathory & Cléore A. Carew]

Message par Erzebeth Bathory le Lun 18 Avr - 1:41

Je suis née en 1560, alors que l'Europe était déchirée par cette rage, typiquement Humaine, de voir ses croyances imposées aux belligérants. L’empire Prusse, dont le fameux Martin Luther était issu, fut le premier à accepter les idées de celui-ci, mon pays fut le suivant. Ainsi à l’époque à laquelle je grandis, le protestantisme était au centre de la culture. En ces temps-là, où l’on cherchait en permanence à prouver la supériorité de sa religion ; les croyances, les dogmes et autres pratiques étaient poussées à l’extrême. Ce fut dans de sombres vêtements et d’interminables journées de lecture du livre saint que je grandis. Bien que libre de ses principes mais stricte dans sa pratique, le protestantisme me permis en tant que femme de m’élever à un statu correct. Mais avec le temps j’appris à ouvrir mon esprit à d’autre croyance et la multitude de celle-ci me permit de remettre en question mes idéaux et mes principes. On pourrait penser que ma longue vie m’éloigne de mon bon Seigneur ou que je me pense semblable à lui par cette capacité que j’ai à ne point mourir, et pourtant ce sont ces années à fuir l’Au-delà qui m’ont approché de lui. Aussi ironique que soit la situation, je me délecte toujours d’une bonne coupe de sang frais, avant de me diriger en ce lieu Saint qu’est l’église, mais c’est toujours avec le cœur lourd et une culpabilité lourde que je fais résonner mes talons. Une honte constante d’exister vie en moi et c’est par mes affronts quotidiens que je m’en libère.

L’église de Fearwood a su m’offrir un réconfort nouveau. Ce bâtiment ancien était peu fréquenté ; quelques vieilles personnes venaient quotidiennement allumer une bougie, sûrement pour leurs enfants ou leurs petits-enfants qui depuis bien longtemps avaient quitté la maison familiale, oubliant peu à peu tout ce que leurs chers parents leur avaient offerts. Je repensais aux enfants que j’avais eues de mon vivant, je repensais à ces doux moments que j’avais passés avec eux. Je reconnais avoir été un monstre de mon vivant mais je sais aussi que j’ai toujours été une mère dévouée et attentionnée. Ces pensées chaque jour m’accompagnent, lorsque je prends place sur ce banc devenu mien. Avant même d’avoir pris l’habitude de fréquenter ce lieu, j’avais hypnotisé toutes les personnes qui avaient pénétré en ce bâtiment, en leur exigeant de ne point remarquer ma présence, je voulais leur éviter le désagrément d’ouïr mes occasionnels pleurs. Tous les matins, je venais ici avant d’aller au lycée. Cette fois aussi je suis entrée dans discrétion dans cette sombre chapelle, d’un pas las je me suis avancée et j’ai repris ma place.

Mais aujourd’hui, les flammes ne volaient pas comme à leur habitude, elles agitées, et mon cœur aussi. Reprenant mes pensées je me rappelais de William. Malgré le fait que j’ai enfanté mes enfants humains, William semble être à mon cœur mon unique fils. Lui, je l’ai trouvé, je l’ai adopté, j’ai appris à l’aimer et à le chérir, je lui ai enseigné nombre de choses, je l’ai aussi transformé. William est ma plus grande fierté et ma plus triste peine.

Toujours plongé dans mes idées, je sentis quelqu’un prendre place près de moi. Je me retins de sursauter. Bien que je sois une Vampire, je n’étais pas un dieu, j’ai moi aussi quelques défauts et lacune. Et le fait d’être dans mes pensées, me déconnectait complètement de la réalité. Le dos cambré, le menton haut et les mains sur mes genoux, je ne réagis point, mais du coin de l’œil j’observais la personne à mes côtés. La jeune femme m’observait avec peu de discrétion, elle semblait être une enfant, si jeune, si belle, si frêle. Fut un temps, je l’eu jalousé et mon unique envie aurait été de la tuer et la détruire, mais à présent je ne pouvais que me délecter de voir une telle innocence sourire. Je pivotais doucement afin de mieux la voir, la douceur de ses traits et la finesse de ses gestes me poussèrent à agir et alors avec un sourire avenant je lui demandais :

« C’est un lieu fort agréable, vous ne trouvez pas ? »
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Re: "J'ai quelque chose qui vous appartient..." [Erzebeth Bathory & Cléore A. Carew]

Message par Cléore A. Carew le Mar 24 Mai - 19:42

Je détaillais l'inconnue assise sur le banc de l'église. Je savais pertinemment que ce n'était pas poli, mais détacher mon regard de cette femme semblait être la plus atroce des choses à faire. Il faisait sombre à l'intérieur et les quelques rayons de soleil qui osaient entrer étaient immédiatement déformés par les vitraux. Je pouvais cependant très bien deviner les traits de la femme. Ses vêtements mettaient en valeur sa taille fine et ses hanches larges, sa poitrine, bien plus généreuse que la mienne remplissait parfaitement ce qu'elle portait en haut. Les traits de son visage étaient harmonieux, elles avaient les lèvres pulpeuses et ses yeux, que je vis lorsqu'elle se tourna vers moi, étaient d'une jolie couleur acajou liquide et paraissaient si profond que j'aurais pu m'y noyer. Si je pouvais si bien distinguer la silhouette de cette inconnue, c'était parce qu'elle était lumineuse. C'est l'impression qu'elle me donnait, j'avais la sensation que cette femme irradier la grande salle de l'église et qu'elle captivait tout et tout le monde autour d'elle.
- C’est un lieu fort agréable, vous ne trouvez pas ?
Je fus surprise de l'entendre parler. J'étais tellement absorbée dans ma contemplation que je crus d'abord même, que la voix venait d'une troisième personne qui parlait à un groupe de fidèles qui serait entré après moi. Mais c'était bien l'inconnue qui venait d'ouvrir la bouche avec un sourire chaleureux. Lorsque je me rendis compte de ma bêtise et surtout de mon impolitesse, je portais immédiatement ma main à ma bouche, laissant échapper un petit "Oh !" entre mes lèvres, geste qui était, au fil des années, devenu un tic de surprise et de gêne pour moi. De plus mes joues durent rosirent car je sentis leur chaleur augmenter à cause de l'afflux sanguin provoqué par mon mal aise.
- Je.. Euh.. Je… Bafouillais-je.
Soudainement déstabilisée, je ne savais plus quoi répondre. J’étais tellement stressée que j’en oubliai presque tout. Le lieu où nous nous trouvions, ce que je venais y faire, ce que je devais dire et comment parler, j’en oubliais même presque mon nom ! Je ne pensais pas entrer dans cette église aussi naturellement, et je pensais encore moins y faire une rencontre. Toujours face à l’inconnue, je sentis la chaleur de mon corps augmenter et mes joues rougirent de plus belle. Il fallait que je me calme et que je retrouve l’usage de la parole.
Pour ce faire, je fermais les yeux soufflais doucement tout en enlevant mes gants qui me semblaient enfermer mes mains dans un cycle de chaleur trop élevé à supporter. Je les posais sur mes genoux en alignant mes doigts par-dessus. Mon regard se posa sur la bague que m’avait offerte William et, étrangement cela me redonna du courage. Je me souvenais de ce qu’il me disait chaque fois que je doutais de moi « Ma très chère Cléore, ne pense pas être inférieur en société, ne te cache pas. Sois toi-même et tu éblouiras la pièce ! ». J’avais beau le détester, mais cette pensée m’arracha étrangement un petit sourire.
Je reportais ensuite mon attention sur la femme qui me captivait. Je n’arrivais toujours pas à définir ce qu’elle avait de plus que les autres pour m’inspirer un si grand respect. Je lui répondis d’une voix claire bien que particulièrement basse, comme un murmure.
- Je vous prie sincèrement de m’excuser. Je ne voulais pas paraître impolie. Dis-je pour m’excuser de l’observation intensive qu’elle avait subie de ma part. Pour être tout à fait honnête, cela fait bien longtemps que je n’étais pas entrée dans… Le mot avait du mal à sortir de ma bouche, je le chuchotais, comme si c'était un mot interdis. Une église.
Voilà, c’était dit. Je venais d’affirmer à voix haute que je me retrouvais dans une église alors que j’étais persuadée ne plus pouvoir entrer dans un endroit sacrée depuis une centaine d’année. Bouleversée par cette vérité que je réalisais, mon regard se perdit dans le vide, loin dans les multiples couleurs du vitrail derrière la femme qui m’était étrangère.

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Re: "J'ai quelque chose qui vous appartient..." [Erzebeth Bathory & Cléore A. Carew]

Message par Erzebeth Bathory le Lun 2 Jan - 1:29

Bien que le ton de ma voix ait été bien bas, il sembla troubler la jeune femme qui soudainement alertée dirigea son regard vers la lourde porte, qui me semblait être close, porte puis vers un groupe de quelques personnes qui s’entretenaient silencieusement. Enfin son regard interloqué de nouveau de posa sur moi et de ses douces lèvres un légère son s’éleva, alors que sa main finement ganté cacha sa bouche je pu apercevoir l’innocente gêne de son minois appuyé par la couleur quelque peu rosé de ses joues. Son regard fuyait alors qu’elle bafouillait quelques mots. Ne voulant l’inquiéter d’avantage, j’inclinais légèrement mon visage tout en me tournant d’avantage vers la demoiselle, sans rien dire je l’observais avec bienveillance. Son visage doucement s’empourprait alors que ses yeux changeaient constamment de cible, fixant tour à tout différent objet, enfin la jeune femme les ferma tout en prenant une grande inspiration et en redressant d’avantage soulignant la cambrure de son dos et affinant un peu plus sa taille. D’un geste soudain et presque agacé, elle enleva ses gants dévoilant de pâles mains qui semblaient être aussi douce que frêles, une magnifique bague ornait son … lui offrant ainsi une féminité d’avantage marquée. Bien qu’aimant la simplicité, j’ai toujours affectionné les parures et accessoires qui avaient le don de faire ressortir la beauté réelle d’une dame. Je pensais mélancoliquement à toutes les belles robes et à toutes ces frivolités que j’ai accumulé par le passé, nombres d’entre-elles se trouvaient en Irlande, là où j’ai laissé nombre de mes souvenirs, mais certaines, bien que fragiles, m’avaient suivit jusqu’aux Etats-Unis et trônait à présent sur les mannequins dans une pièce sombres de mon manoir. La bague de la jeune fille près de moi semblait être ancienne, j’y reconnu des ornements familiers. Portant mon attention vers son visage, je me demandais si les vêtements ou bijou d’époque l’intéressaient, bien que ses vêtements soient moderne, il régnait en ses gestes quelques choses de … Victorien, aussi rare que ce soit, il m’est arrivée de connaître des jeunes filles affectionnant les modes anciennes, était-ce son cas aussi ? J’en doutais … Le sourire tendre et le regard mélancolique qui illuminait ses traits me confirmèrent que la raison pour laquelle elle portait cet objet n’avait aucun lien avec son esthétisme mais cela consternait la valeur sentimental de celui-ci. Etait-ce son compagnon ou peut-être son mari qui lui avait offert cette beauté ? Non … La jeune femme à présent droite, me fixait directement et s’adressa à mon attention avec une certitude nouvelle. Elle avait confiance en elle. Elle était radieuse. Semblable à un lys qui soudain s’est éclos. Cette bague n’était pas un simple objet amoureux, c’était bien plus que cela !

-Je vous prie sincèrement de m’excuser. Je ne voulais pas paraître impolie. Sans perdre de sa franchise, la suite de sa phrase sembla être d’avantage une expression de son être, comme une confiance. Pour être tout à fait honnête, cela fait bien longtemps que je n’étais pas entrée dans … quelques infimes instants séparèrent le dernier mot, elle souffla celui-ci dans un murmure, comme si elle m’offrait un secret … une peur bien gardée … une église.

Un léger triomphe ou une forme de victoire semblait se lire sur ses traits, une réussite personnelle. C’était donc la première fois, du moins depuis longtemps qu’elle n’était pas entrée dans un endroit sacré. Bien que les nouvelles générations de jeunes personnes ne s’intéressent guère à la religion, cette demoiselle semblait être à sa place ici, un peu comme un ange qui aurait retrouvé ses ailes. Si ce lieu lui tenait tant à cœur, pourquoi donc s’était-elle interdit d’y pénétrer plus tôt ? Je fus soudainement attristée pour elle. Comment pouvait-on se supprimer à soi-même ce bonheur de pouvoir méditer sous la lumière bienveillante que les vitraux laissent passer ? Par le passé, quand j’ai pris conscience des horreurs que j’ai pu commettre de me suis pensée affranchi des lois du Seigneurs, mais ce n’est qu’en retrouvant cette humilité que j’ai regagné une paix intérieur. S’en voulait-elle pour une erreur commise par le passé ? Une rêverie semblait à nouveau l’avoir envahi, son regard voyait plus loin que l’œil humain, elle fixait les vitraux, mais en réalité c’est son monde qu’elle observait et décortiquait peu à peu. Je posais une main maternel sur la sienne en lui adressant quelques paroles qui j’espère allaient la toucher.

-Le Seigneur pardonne toujours. Il est Amour et vous serez éternellement en son cœur. Ainsi sachez, affirmai-je d’un regard appuyé, que les portes de la maison de Dieu vous seront indéfiniment ouvertes.

Me rendant soudain compte de ma proximité peu conventionnelle, je retirais ma main et m’éloignais un peu.
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Re: "J'ai quelque chose qui vous appartient..." [Erzebeth Bathory & Cléore A. Carew]

Message par Cléore A. Carew le Dim 19 Fév - 1:52

La femme assise à côté de moi sur le banc de l’église ne s’impatienta pas lorsque je pris le temps de respirer avant de lui répondre. Au contraire, elle se tourna légèrement vers moi, de manière à ce que l’on puisse mieux se voir. Les yeux qu’elle posa n’était pas menaçant ou agacé, il était simplement doux et bienveillant. Elle attendait que je me calme sans me brusquer pour autant. C’était le genre de regard que ma mère aurait pu me donner. Un regard qui console et réconforte, un regard qui donne confiance. Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus pensé à mes parents. En m’enfuyant de chez William, après qu’il m’eut transformée, j’avais tout laissé derrière moi. Pas seulement mes vêtements, mes objets et autres affaires. J’avais abandonné toutes les personnes que je connaissais, tout ce que j’étais, toute ma vie… Repenser à tout cela avait était beaucoup trop douloureux pendant des années, encore aujourd’hui mon cœur se serrait.
Lorsque je lui confiais que je revenais pour la première fois depuis fort longtemps dans ce lieu sacré qu’était une église, une petite ombre assombrit son regard souriant. Je n’étais pas très douée pour les relations humaines, ni pour deviner ce que les autres pensaient ou sous-entendaient. Mais je trouvais que ses yeux exprimaient désormais une certaine tristesse. Je me demandais ce qui pouvait l’avoir mise dans un tel état. J’espérais surtout ne pas en être la cause. Je m’en voudrais terriblement si c’était le cas. Je m’étais déjà montrée suffisamment impolie en l’observant avec insistance. J’avais peur que si je continuais dans cette voie, la femme me déteste.
Elle m’était totalement étrangère, mais le respect et l’admiration que j’éprouvaient déjà pour elle était semblable à ceux que pourrait ressentir une mère pour sa fille. Je ne voulais pas la décevoir, ni lui causer du souci. En y réfléchissant, c’était étrange de ressentir toutes ces émotions pour une personne que je venais seulement de rencontrer.
L’inconnue posa délicatement sa main sur la mienne. Bien que froide, ce contact me ramena à la réalité. Il me rassura également. Sa paume de main doucement posée sur le dos de la mienne semblait me dire « Ne t’inquiète pas. Tout va bien. ».
- Le Seigneur pardonne toujours. Je relevais la tête au son de sa voix, écoutant attentivement ses paroles, avec la certitude qu’elles seraient sages. Il est Amour et vous serez éternellement en son cœur. Ainsi sachez que les portes de la maison de Dieu vous seront indéfiniment ouvertes. La jeune femme retira ensuite sa main et se recula de quelques centimètres.
Ses mots étaient simples, mais ils me firent le plus grand bien. Etait-elle pasteur, bonne sœur ou quelque chose dans ce genre ? Je me sentais apaisée et calmée. J’avais envie de discuter encore avec elle. Je sentais que lui parler me soulagerait, peut-être même que cela rendrait ma peine moins lourde. Cette femme venait de me redonner la foi. Pas seulement en l’Eglise et en Dieu, je reprenais confiance en moi, confiance en la vie. J’avais envie de comprendre pourquoi cette inconnue déclenchait chez moi une telle confiance, un tel renouveau.
Avec mon pouce, je fis tourner la bague en argent ornée d’un rubis que je portais à l’annulaire droit. La bague de William. Peut-être que finalement ce n’était pas le seul à pouvoir me redonner confiance. A pouvoir croire en moi. Je pourrais enfin me détacher de lui, de l’emprise qu’il a sur moi.
Je posais à nouveau les yeux sur la femme à ma droite.
- Merci… Sincèrement, commençais-je, Vous… Venez-vous souvent ici ?
Je me disais que si c’était le cas je pourrais sûrement revenir moi aussi, pour discuter avec elle.

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